Convention collective notariat : le guide complet de l’IDCC 2205 en 2026

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Convention collective notariat : le guide complet de l’IDCC 2205 en 2026

Les études notariales emploient près de 60 000 salariés en France, soit le clerc de notaire, l’assistant juridique, le formaliste, le comptable taxateur ou encore le notaire salarié lui-même. Tous ces métiers obéissent à un texte unique : la convention collective nationale du notariat, identifiée par l’IDCC 2205 et la brochure 3134. Le texte fixe des règles précises sur la grille des salaires, la classification, la durée du travail, les congés et la prévoyance, avec quelques particularités propres à la profession comme le rattachement à la CRPCEN. L’avenant n° 65 du 19 février 2026 vient de revaloriser la valeur du point à 16,06 € et la grille minimale s’étale désormais de 1 928 € à 6 103 € bruts mensuels. Voici tout ce que doit savoir un employeur, un notaire associé ou un salarié pour appliquer correctement la convention collective notariat en 2026.

IDCC 2205 et brochure 3134 : la carte d’identité de la convention notariat

La convention collective nationale du notariat porte le numéro IDCC 2205. C’est l’identifiant officiel délivré par le ministère du Travail, celui que l’on retrouve sur les fiches de paie et dans la déclaration sociale nominative (DSN) de l’office. Le texte de référence date du 8 juin 2001. Il remplace l’ancienne convention de 1969 et a été enrichi depuis par une cinquantaine d’avenants, dont le dernier en date du 19 février 2026 porte sur les salaires minimums.

L’autre référence à connaître est le numéro de brochure du Journal officiel : 3134. Cette numérotation sert à commander la version papier consolidée du texte auprès des éditeurs officiels, et à l’identifier sur Légifrance. Quand un salarié demande à consulter la convention, c’est ce numéro qui doit figurer sur l’affichage obligatoire à l’entrée du bureau.

Côté signataires, le texte a été négocié entre le Conseil supérieur du notariat (CSN) côté employeurs, et plusieurs syndicats côté salariés : la CFDT, FO, la CGT, la CFTC et la CGC. Cette négociation paritaire continue chaque année autour de la valeur du point, des classifications et des avantages sociaux.

Pour mieux comprendre le fonctionnement général des conventions collectives, consultez notre guide complet sur le sujet.

RéférenceValeur 2026
IDCC2205
Brochure Journal officiel3134
Date de signature8 juin 2001
Champ d’applicationNational (France métropolitaine et DOM)
Dernier avenantn° 65 du 19 février 2026 (salaires)
Valeur du point16,06 €
OPCOOPCO EP

Qui dépend de la convention collective du notariat ?

Le champ d’application couvre tous les offices notariaux installés en France, qu’il s’agisse d’une étude individuelle, d’une société civile professionnelle (SCP), d’une société d’exercice libéral (SEL) ou d’un office associé. Sont également concernés les organismes du notariat eux-mêmes : Conseil supérieur du notariat, chambres départementales et régionales, instituts notariaux et certains organismes paritaires liés à la profession.

Côté salariés, la convention s’applique à l’ensemble du personnel attaché à un office, sans distinction de statut. Cela couvre :

  • Le notaire salarié, statut créé en 1990 pour permettre l’exercice du notariat sans devenir associé
  • Le clerc de notaire et le clerc rédacteur, qui prépare les actes (vente immobilière, donation, succession)
  • L’assistant juridique notarial et le formaliste, chargé des démarches post-signature
  • Le comptable taxateur, qui calcule les émoluments et tient la comptabilité de l’étude
  • Le négociateur immobilier exerçant au sein de l’office
  • Les fonctions support : secrétariat, accueil, archivage

Le code NAF de référence est 6910Z (activités juridiques). Attention : un cabinet d’avocats ou un huissier de justice, même proche en apparence, relève d’une convention différente. Le critère est l’activité notariale principale, pas la simple proximité juridique.

Valeur du point et grille des salaires au 1er mars 2026

Valeur du point et grille des salaires au 1er mars 2026

La grille des salaires du notariat fonctionne sur un principe simple : chaque poste est rattaché à un coefficient, et le salaire brut mensuel minimum se calcule en multipliant ce coefficient par la valeur du point. L’avenant n° 65 du 19 février 2026 fixe cette valeur à 16,06 €, contre 15,84 € depuis le 1er octobre 2025. La hausse moyenne sur l’ensemble de la grille atteint 1,39 %.

Voici la grille applicable au 1er mars 2026, pour un temps plein de 35 heures (151,67 heures mensuelles) :

CatégorieNiveauCoefficientSalaire mensuel brut
EmployésE1201 928 €
TechniciensT11322 120 €
TechniciensT21462 345 €
TechniciensT31953 132 €
CadresC12203 534 €
CadresC22704 337 €
CadresC33405 461 €
CadresC43806 103 €

Le salaire minimum conventionnel (SMC) du notariat s’établit donc à 1 928 € bruts pour la catégorie E, coefficient 120. C’est ce qu’on appelle le plancher conventionnel : aucun salarié à temps plein de la branche ne peut être rémunéré en dessous. Bien sûr, si ce montant venait à passer sous le SMIC en cours d’année (1 801,80 € au 1er janvier 2026), c’est le SMIC qui s’appliquerait automatiquement.

Un exemple concret : un assistant juridique notarial classé T2 coefficient 146 doit toucher au minimum 146 × 16,06 = 2 344,76 €, arrondis à 2 345 € sur la grille officielle. Si l’office paye 2 200 €, le salarié peut saisir le conseil de prud’hommes pendant trois ans pour réclamer les rappels.

L’avenant prévoit également la revalorisation de la prime d’ancienneté et de certaines primes sectorielles, indexées sur la valeur du point. La revalorisation s’applique automatiquement, sans avoir besoin d’un nouvel avenant individuel au contrat de travail.

Classification : employés, techniciens et cadres

La classification de la convention collective notariat s’organise autour de trois grandes catégories et de huit niveaux. Le système est plus simple que celui de Syntec ou de la métallurgie, mais il demande de savoir lire le poste réellement occupé par le salarié, pas son intitulé.

Catégorie Employés (E)

Le niveau E rassemble les postes sans qualification juridique exigée : accueil, standard, archivage, courrier, traitement administratif basique. Coefficient unique de 120. C’est souvent la porte d’entrée dans une étude pour un jeune en reconversion ou un apprenti qui démarre.

Catégorie Techniciens (T1, T2, T3)

Les techniciens regroupent les postes techniques et juridiques sans pleine autonomie de rédaction. On y trouve :

  • T1 (coefficient 132) : assistant débutant, secrétaire juridique, comptable junior
  • T2 (coefficient 146) : assistant confirmé, clerc débutant, formaliste, comptable taxateur expérimenté
  • T3 (coefficient 195) : clerc rédacteur, premier clerc adjoint, responsable d’un service support

Le passage de T1 à T3 reflète à la fois l’autonomie technique, la maîtrise des dossiers et la capacité à encadrer ponctuellement un confrère plus junior.

Catégorie Cadres (C1, C2, C3, C4)

Les cadres exercent des fonctions de pleine responsabilité, généralement avec rédaction autonome d’actes ou direction d’équipe :

  • C1 (coefficient 220) : cadre débutant, jeune notaire assistant, responsable adjoint
  • C2 (coefficient 270) : cadre confirmé, premier clerc, responsable d’un secteur (immobilier, famille, entreprises)
  • C3 (coefficient 340) : cadre supérieur, notaire salarié, responsable d’office
  • C4 (coefficient 380) : cadre dirigeant, notaire salarié senior avec responsabilité étendue

Le statut de notaire salarié, créé en 1990, relève généralement des niveaux C3 ou C4 selon l’ancienneté et le portefeuille de dossiers traités. Ce statut permet d’exercer en pleine autonomie professionnelle sans devoir investir dans des parts d’office.

Période d’essai, préavis et rupture du contrat

La période d’essai dans le notariat suit une logique catégorielle, avec des durées plus longues que dans beaucoup d’autres branches en raison de la technicité des dossiers.

CatégoriePériode d’essai initialeRenouvellement possible
Employé (non-cadre)2 mois1 fois, sous accord écrit
Technicien (ETAM)3 mois1 fois, sous accord écrit
Cadre5 moisPas de renouvellement

Le renouvellement doit être notifié par écrit avant la fin de la période initiale, et accepté par le salarié. Sans accord exprès, la période d’essai prend fin automatiquement.

Pour le préavis, la convention prévoit un mois pour les non-cadres ayant moins de deux ans d’ancienneté, deux mois au-delà, et trois mois pour les cadres dans tous les cas. La rupture conventionnelle reste évidemment possible, avec une indemnité minimale égale à un quart de mois par année d’ancienneté pour les dix premières années, puis un tiers au-delà.

Le licenciement bénéficie d’une indemnité conventionnelle majorée à partir de trente ans d’ancienneté. C’est l’une des spécificités notables du texte : la branche reconnaît la fidélité longue, fréquente dans les études où les clercs passent souvent toute leur carrière dans le même office.

Durée du travail dans les études notariales

La durée légale s’applique : 35 heures hebdomadaires, soit 151,67 heures mensuelles. La convention encadre néanmoins les dépassements avec un plafond journalier de 10 heures et un plafond hebdomadaire de 48 heures, ramené à 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives.

Les heures supplémentaires sont majorées selon le régime légal : 25 % de la 36e à la 43e heure, puis 50 % au-delà. Beaucoup d’offices utilisent en complément un dispositif de modulation annuelle pour absorber les pics liés aux clôtures de dossiers immobiliers ou aux successions complexes.

Pour les cadres et le personnel itinérant, un forfait jours est possible dans la limite de 218 jours par an, sous réserve d’un accord d’entreprise ou d’un avenant individuel écrit. Le suivi de la charge de travail doit faire l’objet d’un entretien annuel formalisé.

Sur la question du télétravail, la convention ne le prévoit pas explicitement mais ne l’interdit pas non plus. Beaucoup d’études ont mis en place leur propre charte depuis 2020, surtout pour les fonctions de rédaction et de formalité qui se prêtent au travail à distance.

Congés et absences spécifiques au notariat

En matière de congés payés, la convention applique le régime légal : 30 jours ouvrables par an, soit 5 semaines. La période de référence court du 1er juin au 31 mai, comme dans la quasi-totalité des branches françaises.

Les congés exceptionnels pour événements familiaux dépassent en revanche le minimum légal :

  • 6 jours ouvrables pour le mariage du salarié
  • 2 jours ouvrables pour le mariage d’un enfant
  • 3 jours ouvrables pour le décès du conjoint ou d’un enfant
  • 2 jours ouvrables pour le décès du père, de la mère, du beau-père, de la belle-mère ou d’un petit-enfant
  • 1 jour ouvrable pour le décès d’un grand-parent, d’un frère ou d’une sœur
  • 3 jours ouvrables pour la naissance ou l’adoption d’un enfant (cumulables avec le congé paternité légal)

Le congé maternité suit le régime légal, avec maintien du salaire net par l’employeur sous réserve que la salariée perçoive les indemnités journalières de la CRPCEN. Le congé pathologique éventuel s’ajoute selon les mêmes conditions.

Côté absences pour enfant malade, la convention prévoit jusqu’à 5 jours par an et par enfant de moins de 12 ans, rémunérés à 100 % du salaire de base. C’est une disposition plus généreuse que beaucoup d’autres branches du secteur tertiaire.

Primes, indemnités et ancienneté

La prime d’ancienneté du notariat se déclenche à partir de trois ans dans la même étude, ou à défaut dans la branche. Son montant suit un barème progressif :

AnciennetéMajoration sur salaire de base
3 ans3 %
6 ans6 %
9 ans9 %
12 ans12 %
15 ans et plus15 %

La prime se calcule sur le salaire minimum conventionnel correspondant au coefficient du salarié, pas sur le salaire réel. Elle apparaît en ligne séparée sur le bulletin de paie et reste due pendant les périodes de congés payés.

D’autres primes peuvent compléter la rémunération : prime de bilan en fin d’année, prime liée à l’obtention d’un diplôme notarial (diplôme supérieur de notariat, master notarial), prime de transport dans les zones urbaines denses. Ces primes restent à la discrétion de chaque office et n’ont pas de caractère obligatoire au sens conventionnel.

L’indemnité de licenciement, en cas de licenciement pour motif personnel non-fautif ou pour motif économique, suit le barème légal pour les ancienneté courtes, puis intègre une majoration conventionnelle au-delà de 30 ans. Pour un licenciement après 35 ans dans la même étude, l’indemnité peut atteindre 12 à 15 mois de salaire selon le coefficient.

CRPCEN : le régime social spécifique des clercs

C’est l’une des grandes particularités du notariat : les salariés ne cotisent ni à l’Urssaf ni à l’Assurance maladie classique, mais à la Caisse de retraite et de prévoyance des clercs et employés de notaires (CRPCEN). Cet organisme paritaire, créé en 1937, gère à la fois la couverture maladie, la prévoyance et la retraite de l’ensemble du personnel de la branche.

Le taux de cotisation employeur s’élève à environ 13,55 % du brut, et le taux salarial à environ 11,90 %, hors retraite complémentaire. Ces taux varient légèrement chaque année selon les arbitrages du conseil d’administration de la caisse. En contrepartie, le salarié bénéficie de prestations souvent supérieures au régime général : indemnités journalières plus élevées, remboursements maladie complets sur certains postes, retraite calculée sur les meilleures années avec un coefficient avantageux.

Pour l’employeur, l’affiliation à la CRPCEN est obligatoire dès l’embauche du premier salarié. La déclaration préalable à l’embauche (DPAE) doit mentionner ce rattachement spécifique. Aucune mutuelle d’entreprise classique ne peut se substituer à la CRPCEN, mais une complémentaire surcomplémentaire reste possible pour combler les éventuels restes à charge.

La CRPCEN gère également un fonds social qui peut accorder des aides ponctuelles aux salariés en difficulté (aide aux études des enfants, aide au logement, aide en cas d’accident grave). Beaucoup d’employeurs ignorent ce dispositif et oublient d’en informer leurs équipes.

OPCO EP et formation professionnelle

L’OPCO de référence du notariat est OPCO EP, l’opérateur de compétences des entreprises de proximité. Il gère le financement de la formation continue, du contrat d’apprentissage et du contrat de professionnalisation pour l’ensemble de la branche.

Les contributions formation suivent le régime légal : 0,55 % de la masse salariale pour les entreprises de moins de 11 salariés, et 1 % au-delà. À cela s’ajoute la taxe d’apprentissage et la contribution conventionnelle propre à la branche, négociée chaque année dans le cadre de la commission paritaire nationale de la formation.

Les formations diplômantes du notariat (diplôme des métiers du notariat, licence professionnelle métiers du notariat, master notarial, diplôme supérieur de notariat) bénéficient d’un financement prioritaire. Un clerc qui souhaite préparer le DSN peut obtenir une prise en charge partielle, voire totale dans le cadre d’un plan de développement des compétences ou d’un compte personnel de formation abondé par l’employeur.

L’apprentissage prend une place croissante depuis 2019, avec environ 4 000 contrats actifs par an dans la profession. Les jeunes en BTS notariat ou en licence pro trouvent souvent un poste fixe en sortie de contrat, surtout dans les régions en tension comme l’Île-de-France ou la côte atlantique.

Obligations de l’employeur dans une étude notariale

Au-delà de l’application stricte de la grille des salaires, le notaire associé ou le notaire individuel qui emploie du personnel a plusieurs obligations conventionnelles à respecter.

Affichage obligatoire

Le texte de la convention collective doit être consultable au sein de l’étude, et un affichage doit indiquer les modalités de cette consultation. Beaucoup d’offices fournissent désormais un accès numérique via leur intranet, ce qui est admis sous réserve que tous les salariés y aient effectivement accès.

Information sur la convention applicable

Le contrat de travail doit mentionner l’IDCC 2205 et la convention collective nationale du notariat. La fiche de paie doit également faire apparaître cette référence, accompagnée du coefficient du salarié et de sa classification (catégorie + niveau).

Entretiens professionnels

L’entretien professionnel biennal est obligatoire pour tous les salariés, et un entretien d’état des lieux complet tous les six ans. La convention insiste particulièrement sur cette dimension dans une profession où l’évolution de carrière passe souvent par la formation continue et la validation des acquis.

Représentation du personnel

Au-delà de 11 salariés, l’office doit organiser l’élection d’un comité social et économique (CSE). La branche dispose en outre d’une commission paritaire régionale interprofessionnelle (CPRI) qui peut être saisie par les salariés des offices de moins de 11 personnes.

Mutuelle et prévoyance

Comme évoqué, la CRPCEN couvre l’essentiel des prestations. Une garantie prévoyance complémentaire (décès, incapacité, invalidité) doit néanmoins être souscrite pour les cadres au titre de l’article 7 de l’ANI du 14 mars 1947 modifié, avec une cotisation minimale de 1,50 % de la tranche A de rémunération à la charge exclusive de l’employeur.

Questions fréquentes sur la convention collective notariat

Quel est le salaire minimum d’un clerc de notaire en 2026 ?

Un clerc de notaire débutant, généralement classé en T2 coefficient 146, touche au minimum 2 345 € bruts mensuels au 1er mars 2026. Un clerc rédacteur expérimenté en T3 coefficient 195 atteint 3 132 € bruts. Les écarts réels dépendent de la prime d’ancienneté, de la zone géographique et de la spécialisation (immobilier, succession, droit des sociétés).

Combien gagne un notaire salarié ?

Le notaire salarié relève des coefficients C3 (340) ou C4 (380), soit un minimum brut de 5 461 € à 6 103 € au 1er mars 2026. Dans les grandes études parisiennes ou lyonnaises, les rémunérations réelles dépassent souvent largement ces planchers, avec des packages incluant primes de bilan, intéressement et parfois prise en charge de frais professionnels.

Quelle est la valeur du point notariat en 2026 ?

La valeur du point a été portée à 16,06 € par l’avenant n° 65 du 19 février 2026, applicable au 1er mars 2026. Elle était auparavant de 15,84 € depuis le 1er octobre 2025. La hausse représente +1,39 %, légèrement inférieure à l’inflation attendue sur l’année.

La convention notariat est-elle obligatoire pour tous les offices ?

Oui, l’application est obligatoire pour tout office notarial installé en France et pour l’ensemble de son personnel, sans distinction de statut ou de taille. Un notaire ne peut pas s’en exonérer, et un salarié ne peut pas y renoncer même par accord individuel.

Où trouver le texte officiel de la convention collective notariat ?

Le texte consolidé est disponible gratuitement sur Légifrance, sous l’entrée IDCC 2205. Une version commerciale à jour est éditée chaque année sous la brochure JO 3134. Les principaux avenants salariaux sont également publiés sur le site du Conseil supérieur du notariat (CSN) et sur celui de la CRPCEN.

Quelles sont les différences avec la convention collective des avocats ?

Les deux conventions appartiennent au secteur juridique mais relèvent d’IDCC distincts : 2205 pour le notariat, 1000 pour le personnel salarié des cabinets d’avocats. Les classifications, les valeurs de point et les régimes sociaux diffèrent. Surtout, la CRPCEN est propre au notariat et n’existe pas pour les avocats, qui relèvent du régime général de sécurité sociale.

Que se passe-t-il si un office ne respecte pas la grille des salaires ?

Le salarié dispose de trois ans à partir du premier salaire non conforme pour saisir le conseil de prud’hommes. Il peut réclamer le rappel intégral des salaires non versés, majoré des intérêts au taux légal. En cas de manquement répété, l’inspection du travail peut également engager une procédure et la CRPCEN peut réclamer les cotisations manquantes sur la base réelle qui aurait dû être versée.
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