Vous travaillez dans le secteur du sport ? Ou vous gérez une structure qui relève de cette branche ? Votre rémunération doit respecter les minima prévus par la convention collective nationale du sport. Depuis le 1er janvier 2026, une nouvelle grille fixe les montants à prendre en compte selon le groupe de classification du salarié. Plus de détails ici.
Quelle convention collective encadre les salaires dans le secteur du sport ?
La convention collective nationale du sport encadre les relations de travail dans les structures entrant dans son champ d’application. Elle prévoit notamment des règles qui concernent :
- les classifications ;
- les rémunérations ;
- le temps de travail ;
- et plusieurs aspects de la relation entre employeur et salarié.
Pour identifier le texte applicable à votre situation, vérifiez d’abord l’activité principale de votre employeur et l’IDCC mentionné sur vos documents professionnels. Consultez également la CCN sport afin de retrouver les principales informations relatives à cette branche.
La grille salariale ne s’applique donc pas de manière identique à tous les salariés du secteur. Votre groupe de classification est le premier élément à vérifier pour connaître le minimum conventionnel correspondant à votre poste.
Comment fonctionne la grille de classification des salariés ?
La convention collective du sport répartit les emplois en 8 groupes de classification. Le classement dépend notamment du contenu du poste, du degré de responsabilité, de l’autonomie et des compétences nécessaires pour exercer les missions confiées.
Ne vous fiez donc pas uniquement à l’intitulé inscrit sur votre contrat. Comparez les missions réellement exercées avec les critères de votre groupe. Le groupe retenu détermine ensuite le minimum de rémunération prévu par la convention.
Un salarié classé dans un groupe élevé ne relève donc pas du même seuil qu’un salarié appartenant à un groupe inférieur. Pour l’employeur, cette classification est aussi un point de vigilance lors de l’embauche ou d’une modification importante des fonctions.
Quels sont les salaires minima prévus pour 2026 ?
L’avenant n° 210 modifie les minima conventionnels depuis le 1er janvier 2026. Pour les groupes 1 à 6 qui travaillent à temps plein, les montants sont désormais fixés directement en brut mensuel.
Groupe | Minimum brut mensuel au 1er janvier 2026 |
Groupe 1 | 1 848,42 € |
Groupe 2 | 1 885,14 € |
Groupe 3 | 1 997,87 € |
Groupe 4 | 2 099,37 € |
Groupe 5 | 2 333,99 € |
Groupe 6 | 2 865,97 € |
Les groupes 7 et 8 utilisent une référence annuelle. Depuis le 1er janvier 2026, le minimum brut annuel atteint 40 597,94 € pour le groupe 7 et 46 833,81 € pour le groupe 8 pour une année complète à temps plein. Lorsque la période travaillée est plus courte, le montant annuel de référence s’applique au prorata du nombre de mois concernés. Ces montants sont les minima conventionnels prévus par la branche. Vérifiez toujours le groupe correspondant au poste avant d’effectuer une comparaison avec une rémunération réelle.
Quels autres éléments peuvent influencer la rémunération ?
Le minimum conventionnel ne correspond pas nécessairement au salaire réellement négocié entre l’employeur et le salarié. Une entreprise peut proposer une rémunération supérieure au seuil prévu par la branche. D’autres éléments peuvent également entrer dans la rémunération globale selon la situation du salarié et les dispositions applicables :
- les heures supplémentaires ;
- certaines primes ;
- ou encore des avantages prévus par le contrat ou par les textes conventionnels.
Ne réduisez donc pas l’analyse à un seul chiffre. Pour comprendre l’ensemble des règles applicables dans la branche sport, consultez plus de détails ici. Du côté de l’employeur, vérifiez la composition de la rémunération. Vérifiez aussi les éléments pris en compte pour apprécier le respect du minimum conventionnel. Du côté du salarié, comparez votre classification avec les fonctions exercées et examinez votre bulletin de paie avec attention.

